Cinéma
L'homme qui murmurait à l' oreille des chevaux
Si l’histoire de l’Ouest américain est marquée par l’équitation western, c’est aussi dans cette région du monde que se popularise une nouvelle pratique équestre, celle des « chuchoteurs ». Aussi appelés les « horse whisperer », ceux-ci proposent une nouvelle approche du rapport au cheval basée sur le principe de non-violence. Aspirant à une relation moins conflictuelle avec l’animal, ils donnent lieu à l’apparition d’une discipline équestre nouvelle : l’équitation éthologique.
Cette dernière est notamment popularisée grâce au roman de Nicholas Evans paru en 1995 L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (The Horse Whisperer en version originale). Fort d’un succès retentissant, le roman est rapidement adapté en film par le réalisateur Robert Redford et sort au cinéma dès 1998.
Ce film dramatique s’inspire des vies de Tom Dorrance, Ray Hunt et Buck Brannaman, tous les trois considérés comme les fondateurs de l’équitation éthologique. Il retrace l’histoire de Grace MacLean, une jeune adolescente victime d’un accident lui ayant coûté une de ses jambes et traumatisant son cheval. Profondément marquée par cet événement, la jeune fille souffre de dépression et se renferme sur elle-même. Sa mère, Annie MacLean, décide alors que de se lancer à la recherche d’un énigmatique dresseur désigné comme « l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux ».
Émouvant et plein de tendresse, ce film offre une perspective jusqu’alors inexploitée du rapport entre le cheval et son cavalier. Il ouvre la voie à une réflexion sur la dimension thérapeutique de l’animal et marque un réel tournant dans le monde équestre et ses techniques.
La Prisonnière du Désert
La Prisonnière du désert ou The Searchers dans sa version originale, est un western américain du réalisateur et producteur John Ford. Sorti dans les salles en 1956, ce film est un incontournable du film western. Il est même considéré comme le « plus grand western de tous les temps » par l’American Film Institute en raison de son « importance culturelle, historique et esthétique ».
L’histoire débute au Texas durant l’année 1868, seulement trois ans après la fin de la Guerre de Sécession. Opposant le gouvernement fédéral des États-Unis aux États confédérés du Sud, cette guerre déchira le pays pendant quatre années à la suite du débat sur l’abolition de l’esclavage. Partie prenante de ce conflit, Ethan Edwards, ancien soldat confédéré, décide alors de rentrer dans sa région natal. Il rejoint alors le ranch de son frère Aaron Edwards mais découvre alors que celui-ci, sa femme et l’un de son fils ont été décimé par les Indiens Comanches. Accompagné de son neveu adoptif Martin Pawley et de Brad Jorgensen, il se lance alors à la recherche de ses deux nièces portées disparues.
Entre intrigue, combats et amour, ce western reflète l’opposition entre Indiens et pionniers qui marque l’histoire des États-Unis depuis leur création. Cependant, il propose une vision nouvelle en sortant du discours manichéen qui a longtemps présenté les Indiens comme des populations barbares et incultes. Les chevaux sont omniprésents dans ce récit et rythment l’épopée d’Ethan Edwards.
Le Bon, la Brute et le Truand
Autre grand classique du film western, Le Bon, la Brute et le Truand du réalisateur Sergio Leone. Ce film de 1966 est l’un des plus connus dans le style du « western spaghetti ». Ce terme, apparu aux États-Unis dans le courant des années 1960, désigne les films western de production italienne. Contrairement aux films western américains qui glorifient les valeurs fondatrices des États-Unis, les « western spaghetti » prônent l’individualisme, la vendetta personnelle et sont souvent dénués de morale. Les personnages principaux y sont souvent des antihéros misogynes et cyniques mais aussi attachants par leur humanité et leur humour.
C’est le cas des trois protagonistes de ce film culte joués par les acteurs Clint Eastwood, Lee Von Cleef et Eli Wallach. Ceux-ci incarnent respectivement les rôles de trois « as de la gachette » : Blondin dit le « Bon », le sergent Sentenza dit la « Brute » et Tuco Benedicto Pacifico Juan Maria Ramirez considéré comme le « Truand ». Sur fond de Guerre de Sécession, les trois hommes s’affrontent et enchaînent les coup fourrés dans la course à la recherche d’un magot perdu.
Plein de rebondissements et de retournements de situation, Le Bon, la Brute et le Truand saura vous transporter dans une aventure épique. Grâce à une bande-son du compositeur Ennio Morricone devenue incontournable, vous découvrirez l’importance du cheval dans le quotidien de la vie d’un brigand.


