
Pascual Marquina Narro, España cañi
La tauromachie et la musique
La tauromachie, manière d'affronter le taureau, est devenue une véritable tradition pour de nombreux pays. Encore pratiquée de nos jours, elle suscite des émotions diverses et variées et se présente comme un véritable art de vivre pour les aficionados. Sa pratique a en effet eu une influence considérable sur de nombreux arts, dont celui de la musique. Le pasodoble, terme issu de l'espagnol paso, "pas" et doble, "double", est à l'origine un type de marche militaire. La relation entre ce pas militaire et la tauromachie vient du fait que lorsque le torero entre dans l'arène, il s'avance d'un pas rythmé, martial, accompagné de ce genre musical. Nous pouvons citer en exemple une célèbre musique de corridas : le morceau musical créé par Pascual Marquina Narro dans les années 1930 et qui s'intitule España cañi. Par la suite, ce genre musical a inspiré également un type de danse où l'homme interprète le rôle du torero, et la femme, la muleta (drap rouge monté sur un baton qui sert de leurre au matador).
Si la tauromachie a été à l'origine d'un genre musical ainsi qu'un type de danse, elle en est également devenue le sujet même pour de nombreux chanteurs, comme Dalida, Enrico Macias et bien d'autres. Ces chansons sont des reflets du phénomène sociétal qu'est la tourada ou la corrida. Nous pouvons entendre des noms de toreros célèbres tels que El Cordobès ou encore Manolete, mais aussi les différentes étapes qui font de la tauromachie un véritable spectacle. Pour certains artistes, il s'agit d'un spectacle digne d'une cruauté sans nom, pour d'autres, c'est une véritable démonstration de force, d'honneur et d'héroïsme.