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Construction sociale du geste équestre dans le « Grand Ouest » américain (XVIII-XIXe siècle)

Il existe plusieurs types d’équitation de travail dont l’équitation western comme nous l’avons vu dans un précédent article. Celles-ci s’inscrivent systématiquement dans un contexte particulier. Dans le cas de l’équitation western, c’est l’image du « Grand Ouest » américain et de ses plaines désertiques qui s’impose. Le western peut certes être entendu comme un type d’équitation, mais c’est aussi un genre cinématographique connu pour illustrer des hommes blancs éleveurs de bétail, des « cowboys », partis à la conquête de nouvelles terres face aux « Indiens » autochtones considérés comme des sauvages. Dans ces discours, la mise en scène du cheval et des gestes qui lui sont associés servent de toile fond à des récits épiques et manichéens. Leur présence constante laisse entrevoir leur importance dans l’histoire de la « conquête de l’Ouest ».

Désormais, de nombreuses études ont montré le caractère raciste, propagandiste et anhistorique de ces fictions qui se sont pourtant longtemps réclamées de raconter l’histoire des « guerres indiennes »[1]. Depuis les années 1960, un mouvement de valorisation et de réhabilitation des populations amérindiennes de l’Ouest des États-Unis a été entrepris aussi bien du point de vue cinématographique, qu’historique ou politique [2]. Mais quelle était la réelle importance du cheval dans les rapports entretenus entre les colons, notamment anglo-américains, et les peuples amérindiens, en particulier les Lakotas ou les Comanches ? Bien plus qu’un simple animal de trait ou de commerce, le cheval occupe une place prépondérante dans la structuration des rapports de pouvoir dans les plaines de l’Ouest américain. Comme le souligne Daniel Roche [3], le cheval est un instrument de pouvoir et pas uniquement dans une perspective militaire. Au travers de cet article, nous chercherons à mettre en évidence l’influence des chevaux et des pratiques liées à leur usage dans la structuration sociale du « Grand Ouest » américain et celle des États-Unis en général. Nous montrerons comment l’utilisation des chevaux dans ce contexte est synonyme des disparités sociales mais aussi techniques qui se mettent en place à cette période de l’histoire des États-Unis.


S’il existe des traces archéologiques de la présence de chevaux sur le continent américain, les chevaux tels qu’on les connait dans les westerns états-uniens ont été introduits par les colons européens à partir du XVIe siècle. Avantage technique pour la chasse et l’agriculture, outil de conquête et marchandise de commerce, le cheval apparaît très rapidement comme un élément indispensable pour les colons européens. Il le devient aussi pour les populations autochtones des plaines de l’Ouest qui vivaient jusque-là sans chevaux. Avec l’introduction des chevaux sur le sous-continent nord-américain, c’est le mode de vie tout entier des peuples amérindiens qui s’en trouve changé. Grâce aux chevaux, ceux-ci modifient leur rapport au temps et à l’espace, leurs relations diplomatiques et commerciales au sein et entre les différentes entités politiques amérindiennes et avec les colons européens. Le cheval, sa vente, son élevage, sa domestication et son usage structurent les rapports sociaux et politiques dans l’ouest américain, conduisant Tangi Villerbu à parler d’une imbrication entre « l’histoire de l’animal et l’histoire de l’ouest » [4]. Par là l’historien s’inscrit dans le sillage de Daniel Roche pour qui le cheval constitue un « fait social » [5], c’est-à-dire un élément qui modifie l’univers social dans lequel il s’insère.


Bien que les populations amérindiennes découvrent les chevaux par le biais des colons, cela ne signifie pas pour autant que leur usage des équidés est calqué sur celui des Européens. Au contraire, ils développent leur propre « culture équestre » définie comme « l’utilisation d’un animal particulier par une catégorie sociale particulière à des fins particulières dans un contexte environnemental et culturel particulier » par l’ethnologue et anthropologue Jean-Pierre Digard [6]. En effet, les Comanche tout comme les Lakota adaptent leurs techniques de chasse à l’utilisation des chevaux et développent une maîtrise telle de leur monture que les chroniqueurs colons de l’époque le soulignent dans leurs écrits [7]. Cependant, il est important de rappeler la diversité des peuples amérindiens et de souligner que celle-ci se retrouve également dans leur pratique équestre. Nous nous intéressons dans cet article aux cas des Lakota.

Les Lakota, peuple appartenant au groupe ethnique des Sioux, commencent à utiliser les chevaux à partir du XVIIIe siècle. Par ce biais, ils augmentent considérablement leur capacité de chasse et se convertissent à l’élevage et à la vente de chevaux. Leur particularité vient du fait qu’ils vendent à la fois aux autres peuples Sioux mais également aux Britanniques installés dans l’actuel État du Wisconsin. Contraints par les nécessités de la vente itinérante de chevaux et de leur entretien, les Lakota s’orientent vers le nomadisme équestre ce qui a des conséquences à la fois sur leur façon de monter à cheval et sur leur structure sociale.

Cette conversion au nomadisme équestre marque une distinction claire entre la culture équestre des colons et celle des Amérindiens. Pour Tangi Villerbu, « quand le cheval permettait le nomadisme à ces derniers, il est pour le colon le symbole de l’installation, d’un peuplement fermier sédentaire »[8]. Il analyse les « guerres indiennes » non pas uniquement comme un affrontement politique et militaire qui oppose des populations colonisées et des colons mais également comme « une forme de symétrie : ce sont des luttes entre deux cultures équestres, entre cavaliers indiens et cavaliers fédéraux, représentants chacun un modèle civilisationnel idéal. Il resterait à définir précisément ce qui fait la spécificité de chacune d’entre elles, notamment dans le rapport spirituel et personnel des hommes aux animaux, sans doute plus intense côté indien mais pas absent chez les forces colonisatrices. » [9].


Si le « rapport spirituel et personnel » dont parle Tangi Villerbu peut être difficile à définir a posteriori, on constate plusieurs différences du point de vue des pratiques et de la culture matérielle. Concernant le harnachement, on constate que les selles Lakota sont constituées d’un arçon en bois recouvert de peau de bison avec un pommeau et une palette proéminents. Ceux-ci pouvaient monter pendant de longues heures et l’objectif de ces selles étaient d’assurer une meilleure stabilité des cavaliers. Cela les différencie des selles des colons américains qui disposent d’un pommeau bien moins important, d’un troussequin à l’arrière de leur selle et surtout d’étriers qui facilitent la monte et la rendent plus confortable. Ces différences témoignent de nécessités, d’objectifs et de pratiques distinctes chez les Amérindiens et les colons américains.

S’agissant des pratiques, à la fin du XVIIIe siècle, les Lakota sont devenus une réelle puissance commerciale sur le territoire états-uniens. Grâce à leurs élevages de chevaux, ils parviennent à contrebalancer le pouvoir des colons américains durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Cela est possible grâce à leur maîtrise des techniques de raid équestre. L’objectif de ces raids est de surprendre leurs adversaires afin de faire de véritables razzias de captifs et de chevaux pour ensuite concurrencer les ventes étasuniennes et agrandir la taille de leur élevage. Cette pratique suppose une très bonne maîtrise des chevaux sur lesquels montaient les Lakotas mais aussi de ceux qu’ils capturaient. Il fallait donc être à la fois un très bon cavalier et être performant pour guider les chevaux capturés. De plus, les chevaux devaient être endurants, car montés durant de très longues heures, et capables de supporter des efforts intenses et des accélérations pour les opérations de razzia. Le cavalier et son cheval devaient donc être dans une relation de confiance mutuelle et non de contrainte. Les gestes du cavalier étaient tenus d’être précis et économes et les réactions du cheval rapides et contrôlées.

Cette relation entre l’animal et son cavalier se transpose également dans le type d’élevage. En effet, les Lakotas, en raison de leur culture matérielle et immatérielle, pratiquaient ce que Jean-Pierre Digard appelle « l’élevage extensif en liberté » [10], soit un élevage où les chevaux sont réunis en troupeaux mais peu surveillés et dans une relative liberté. Cet élevage se distingue de celui mis en place par les colons qui répondait aux nécessités des plantations et des besoins de l’armée. Ces élevages étaient plus sédentaires et produisaient des chevaux plus domestiqués, la domestication étant comprise comme une perte de liberté [11]. Le choix des Lakota de privilégier l’élevage extensif en liberté s’adossait à des conditions environnementales qui supposaient de se déplacer de lieu en lieu afin de pouvoir toujours nourrir les chevaux contrairement aux colons qui avaient des plantations.

Au-delà de permettre aux Lakota de résister à l’empiétement de leurs terres par les colons et à la puissance commerciale américaine, l’introduction des chevaux est à l’origine de nombreuses modifications sociales pour ce peuple. Ces changements, s’ils sont visibles à plusieurs niveaux, sont remarquables en ce qui concerne la condition des femmes amérindiennes. Par l’augmentation de la chasse, la mise en place de la vente de chevaux, des raids et du nomadisme équestre, la distribution genrée du travail a été modifiée. Tangi Villerbu explique que « les inégalités genrées ont d’ailleurs explosé (le surcroît de travail du traitement des bêtes repose sur les femmes). La société s’en est retrouvée restructurées car la richesse se mesurait désormais en chevaux, se construisait en fonction de l’accès au commerce blanc et subvertissant les structures antérieures » [12].

Auparavant, les populations amérindiennes étaient majoritairement agricoles. Une partie d’entre elles étaient patrilinéaires mais certaines suivaient une filiation matrilinéaire. D’après l’anthropologue Margot Liberty :

« There are indications that these village women had control over trade negotiations, and other informations explains the important roles these women played through their organizations, such as the Goose and the White Buffalo Cow Groups ».

Avec l’arrivée des chevaux dans le « Grand Ouest », les sujets tels que la conquête et la défense du territoire sont mis à l’ordre du jour et deviennent une prérogative essentiellement masculine. D’autre part, ces sociétés passent du statut de communautés agricoles à celui de communautés pastorales, ce qui là encore contribue à éloigner les femmes des activités en lien avec les chevaux et donc avec le pouvoir. Celles-ci se retrouvent cantonnées aux activités agricoles, de tannerie et à l’entretien des animaux sur le camp, plus en accord avec la maternité et l’éducation des enfants tandis que les hommes sont chargés du gardiennage des troupeaux, contribuant au déclin du statut des femmes amérindiennes à cette époque.

Néanmoins, cela ne signifie pas nécessairement que les femmes étaient exclues des pratiques équestres. Elles montaient parfois à cheval afin de conduire des attelages sur de courtes distances, ce qui supposait une certaine maîtrise des techniques de monte et d’attelage. Dans un registre plus spectaculaire, il y a plusieurs exemples de femmes Cheyennes montant à califourchon et participant même à des concours. Concernant la guerre, s’il n’était pas habituel de retrouver des femmes sur les champs de bataille, il existe plusieurs attestations de la présence de femmes montant à cheval pour défendre leur territoire. Celles-ci montent alors à cheval comme le font les hommes de leur communauté, sans distinction de sexe [14].


Par la mise en évidence des évolutions sociales liées à l’introduction des chevaux sur le territoire nord-américain, on constate l’existence de deux cultures équestres dominantes qui s’opposent et se façonnent mutuellement. Les chevaux, bien qu’ils aient été introduits par les colons, ont rapidement fait partie intégrante du quotidien et de l’organisation de nombreuses populations amérindiennes. Cela a modifié la culture matérielle de ces populations par les aménagements nécessaires à l’élevage, la domestication, la vente des chevaux et le passage au nomadisme équestre. La culture immatérielle fut également très influencée par l’introduction des chevaux en modifiant l’organisation traditionnelle du travail, introduisant par là une répartition genrée du travail par le passage d’une culture agricole à une culture pastorale. Ces évolutions doivent être réintroduites dans leur contexte, celui de la conquête et de la défense du territoire, qui est à l’origine d’innovations dans la façon de monter à cheval mais aussi dans les techniques d’élevage des chevaux. Ici, le geste équestre et son évolution sont synonymes des changements sociaux en cours sur le territoire américain à partir du XVIIIe siècle. En s’intéressant à l’histoire des chevaux et aux usages que les hommes en ont fait à travers les époques, c’est une partie de l’histoire des États-Unis et du western que l’on peut retracer. Cela nous invite non plus à voir les animaux comme une donnée de l’histoire mais également comme un facteur dont l’influence doit être prise en compte.


Clarisse Darnaude

M2 Erasmus Mundus Techniques, Patrimoine et Territoires de l’Industrie, Promotion 15

Bibliographie :

-BARATAY Éric, HILAIRE-PÉREZ Liliane et ROCHE Daniel, « Daniel Roche, La culture équestre de l’Occident, xvie-xixe siècle : l’ombre du cheval, t. 3, Connaissances et passions », Artefact [En ligne], 5 | 2016, mis en ligne le 15 novembre 2017, consulté le 05 octobre 2022. URL : http://journals.openedition.org/artefact/720 ; DOI : https://doi.org/10.4000/artefact.720

-DIGARD Jean-Pierre, « Les cultures équestres européennes : définitions, tectonique et implications patrimoniales », In Situ [En ligne], 18 | 2012, mis en ligne le 31 juillet 2012, consulté le 05 octobre 2022. URL : http://journals.openedition.org/insitu/9655 ; DOI : https://doi.org/10.4000/insitu.9655

-FERRET Carole, « Jean-Pierre Digard, Une histoire du cheval. Art, techniques, société. Arles, Actes Sud, 2004, 232 p. », Études rurales [En ligne], 171-172 | 2004, mis en ligne le 29 juillet 2005, consulté le 10 octobre 2022. URL : http://journals.openedition.org/etudesrurales/3081 ; DOI : https://doi.org/10.4000/etudesrurales.3081

-GARRAIT-BOURRIER Anne, « L’iconographie de l’Indien dans le cinéma américain : de la manipulation de l’image à sa reconquête », Revue LISA/LISA e-journal [En ligne], Vol. II - n°6 | 2004, mis en ligne le 30 octobre 2009, consulté le 30 septembre 2022. URL : http://journals.openedition.org/lisa/2756 ; DOI : https://doi.org/10.4000/lisa.2756

-LIBERTY Margot, « Hell Came with Horses: Plains Indian Women in the Equestrian Era », Montana: The Magazine of Western History, vol. 32, no 3, 1982, p. 10–19.

-MAIRET Gérard, « Chapitre 1. Prélude au western : l’histoire et l’artifice », MAIRET Gérard (dir.), Politique du western, Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, « Libre cours », 2018, p. 11-33. URL : https://www.cairn.info/--9782842928254-page-11.htm

- MCSHANE Clay et TARR Joel A., The Horse in the City: Living machines in the Nineteenth Century, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 2007 ; NORTON GREEN Ann, Horses at Work: Harnessing Power in Industrial America, Cambridge, Harvard University Press, 2008.

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-VILLERBU Tangi, « Une histoire coloniale de l’Ouest américain : chevaux et bisons dans les Grandes Plaines, 1750-1900 », Revue d'histoire du XIXe siècle [En ligne], 54 | 2017, mis en ligne le 01 juillet 2019, consulté le 05 octobre 2022. URL : http://journals.openedition.org/rh19/5190 ; DOI : https://doi.org/10.4000/rh19.5190

-« Histoire sociale de la culture équestre. Entretien avec Daniel Roche », Sociétés & Représentations, 2009/2 (n° 28), p. 239-252. DOI : 10.3917/sr.028.0239. URL : https://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2009-2-page-239.htm


Notes

[1] MAIRET Gérard, « Chapitre 1. Prélude au western : l’histoire et l’artifice », MAIRET Gérard (dir.): , Politique du western, Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, « Libre cours », 2018, p. 11-33. URL : https://www.cairn.info/--9782842928254-page-11.htm

[2] GARRAIT-BOURRIER, « L’iconographie de l’Indien dans le cinéma américain : de la manipulation de l’image à sa reconquête », Revue LISA/LISA e-journal [En ligne], Vol. II - n°6 | 2004, mis en ligne le 30 octobre 2009, consulté le 30 septembre 2022. URL : http://journals.openedition.org/lisa/2756 ; DOI : https://doi.org/10.4000/lisa.2756

[3] BARATAY Éric, HILAIRE-PÉREZ Liliane et ROCHE Daniel, « Daniel Roche, La culture équestre de l’Occident, xvie-xixe siècle : l’ombre du cheval, t. 3, Connaissances et passions », Artefact [En ligne], 5 | 2016, mis en ligne le 15 novembre 2017, consulté le 05 octobre 2022. URL : http://journals.openedition.org/artefact/720 ; DOI : https://doi.org/10.4000/artefact.720

[4] VILLERBU Tangi, « Une histoire coloniale de l’Ouest américain : chevaux et bisons dans les Grandes Plaines, 1750-1900 », Revue d'histoire du XIXe siècle [En ligne], 54 | 2017, mis en ligne le 01 juillet 2019, consulté le 05 octobre 2022. URL : http://journals.openedition.org/rh19/5190 ; DOI : https://doi.org/10.4000/rh19.5190

[5] « Histoire sociale de la culture équestre. Entretien avec Daniel Roche », Sociétés & Représentations, 2009/2 (n° 28), p. 239-252. DOI : 10.3917/sr.028.0239. URL : https://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2009-2-page-239.htm

[6] DIGARD Jean-Pierre, « Les cultures équestres européennes : définitions, tectonique et implications patrimoniales », In Situ [En ligne], 18 | 2012, mis en ligne le 31 juillet 2012, consulté le 05 octobre 2022. URL : http://journals.openedition.org/insitu/9655 ; DOI : https://doi.org/10.4000/insitu.9655

[7] BELCOURT George-Antoine à LORAS Mathias, 16 février 1850, dans Annales de la Propagation de la Foi :

« La rapidité avec laquelle nos cavaliers déchargent leurs fusils est étonnante ; il n’est pas rare de voir trois bisons abattus par le même chasseur dans l’espace d’environ un arpent. […]. Voici leur manière de charger : le premier coup seul est bourré ; pour les suivants ; ils amorcent, versent la poudre, puis ayant la bouche pleine de balles, ils en laissent tomber une dans le fusil ; la salive l’y fait adhérer à la poudre au fond du canon. Pendant cette manœuvre le coursier est abandonné à lui-même ; mais il est si bien dressé, que lorsque son maître se penche d’un côté ou d’un autre, il le comprend et obéit à l’instant. […]. Une grande quantité de cette viande est perdue, car après avoir prélevé les morceaux de choix, on abandonne le reste sur place ; c’est l’héritage et la pâture des loups […]. Le 16 octobre, nous repartîmes, emportant sur nos voitures mille sept cent soixante-seize vaches tuées par cinquante-cinq chasseurs. Le tout, calculé au taux le plus modéré, valait un peu plus de dix-sept cent livres sterling.»

[8] VILLERBU Tangi, « Une histoire coloniale de l’Ouest américain : chevaux et bisons dans les Grandes Plaines, 1750-1900 », Revue d'histoire du XIXe siècle [En ligne], 54 | 2017, mis en ligne le 01 juillet 2019, consulté le 05 octobre 2022. URL : http://journals.openedition.org/rh19/5190 ; DOI : https://doi.org/10.4000/rh19.5190

[9] Ibid.

[10] FERRET Carole, « Jean-Pierre Digard, Une histoire du cheval. Art, techniques, société. Arles, Actes Sud, 2004, 232 p. », Études rurales [En ligne], 171-172 | 2004, mis en ligne le 29 juillet 2005, consulté le 10 octobre 2022. URL : http://journals.openedition.org/etudesrurales/3081 ; DOI : https://doi.org/10.4000/etudesrurales.3081

[11] Ibid.

[12] VILLERBU Tangi, « Une histoire coloniale de l’Ouest américain : chevaux et bisons dans les Grandes Plaines, 1750-1900 », Revue d'histoire du XIXe siècle [En ligne], 54 | 2017, mis en ligne le 01 juillet 2019, consulté le 05 octobre 2022. URL : http://journals.openedition.org/rh19/5190 ; DOI : https://doi.org/10.4000/rh19.5190

[13] LIBERTY Margot, « Hell Came with Horses: Plains Indian Women in the Equestrian Era », Montana: The Magazine of Western History, vol. 32, no 3, 1982, p. 10–19.

[14] LIBERTY Margot, « Hell Came with Horses: Plains Indian Women in the Equestrian Era », Montana: The Magazine of Western History, vol. 32, no 3, 1982, p. 10–19.

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